Vous cherchez un outil pour automatiser vos tâches répétitives sans écrire une ligne de code ? Make (anciennement Integromat) est l’une des plateformes d’automatisation les plus populaires du marché. Avec plus de 500 000 utilisateurs, plus de 3 000 intégrations et un éditeur visuel puissant, Make s’impose comme une alternative sérieuse — et souvent moins chère — à Zapier.
Mais Make est-il vraiment à la hauteur de ses promesses en 2026 ? Le système de crédits est-il aussi avantageux qu’il en a l’air ? Et surtout, est-ce le bon choix pour votre activité ?
Dans cet avis complet, on passe tout au crible : fonctionnalités, tarifs, avantages, limites et alternatives. Verdict honnête à la fin.
En un coup d’œil
| Critère | Détail |
|---|---|
| Nom | Make (ex-Integromat) |
| Société | Celonis (acquisition en 2026, valorisation 11 milliards $) |
| Fondation | 2012 à Prague (République tchèque) |
| Intégrations | Plus de 3 000 applications |
| Plan gratuit | Oui — 1 000 crédits/mois, 2 scénarios actifs |
| Prix de départ | 9 $/mois (facturation annuelle) |
| Note utilisateurs (G2) | 4/5 |
| Idéal pour | Freelances, agences, PME, équipes marketing et ops |
| Site officiel | Essayer Make gratuitement |
Qu’est-ce que Make exactement ?
Make est une plateforme d’automatisation no-code qui permet de connecter vos applications entre elles et de créer des flux de travail automatisés — appelés « scénarios » dans le jargon Make.
Concrètement, au lieu de copier-coller manuellement des données entre vos outils (CRM, email, tableur, réseaux sociaux…), vous créez un scénario visuel qui fait le travail à votre place. 24h/24, 7j/7.
Ce qui distingue Make des autres outils d’automatisation comme Zapier, c’est son approche visuelle. Là où Zapier propose un éditeur linéaire (étape 1 → étape 2 → étape 3), Make utilise un canevas où vous voyez l’ensemble de votre automatisation sous forme de diagramme. Vous pouvez créer des branches, des conditions, des boucles — le tout en glisser-déposer.
Les fonctionnalités clés de Make en 2026
L’éditeur visuel de scénarios
C’est le point fort numéro un de Make. L’éditeur en glisser-déposer affiche votre automatisation comme un organigramme. Chaque module (application ou action) est un nœud sur le canevas, et vous tracez les connexions entre eux.
Pourquoi c’est important : quand un scénario complexe avec 10 ou 15 étapes tombe en panne, vous voyez immédiatement où se situe le problème. Sur un éditeur linéaire, c’est beaucoup plus difficile à diagnostiquer.
Plus de 3 000 intégrations
Make se connecte à la quasi-totalité des outils que vous utilisez déjà : Google Workspace, Slack, Notion, Airtable, Shopify, WordPress, HubSpot, Brevo, Stripe, et des milliers d’autres.
Et si une application n’est pas dans le catalogue ? Le module HTTP permet de se connecter à n’importe quelle API. C’est un peu plus technique, mais ça signifie que vous n’êtes jamais bloqué par une intégration manquante.
Routeurs, filtres et itérateurs
C’est ici que Make creuse l’écart avec la concurrence. Les routeurs permettent de séparer un flux en plusieurs branches conditionnelles (par exemple : si le montant est supérieur à 500 €, envoyer au directeur commercial ; sinon, traiter automatiquement). Les filtres stoppent une branche si les conditions ne sont pas remplies. Et les itérateurs traitent les éléments d’une liste un par un.
En pratique, ça veut dire que vous pouvez construire des automatisations qui rivalisent avec du code — sans écrire une seule ligne.
Data Store intégré
Make inclut un système de stockage de données interne. Vous pouvez sauvegarder des informations entre les exécutions de vos scénarios sans avoir besoin d’un outil externe comme Google Sheets ou Airtable.
Exemple concret : suivre le nombre d’emails envoyés à chaque prospect ce mois-ci et arrêter automatiquement à 5 emails par contact. Le Data Store le gère nativement.
Les agents IA (nouveauté 2026)
Depuis 2025-2026, Make intègre des modules IA natifs compatibles avec OpenAI (GPT-4o), Anthropic (Claude), Google (Gemini) et Stability AI. Vous pouvez insérer un nœud IA directement dans vos scénarios.
La grande nouveauté de 2026, ce sont les agents IA en bêta. Ils peuvent prendre des décisions autonomes au sein de vos automatisations : classifier un email entrant, extraire des données d’un document, ou router une demande vers le bon service. Make propose aussi un serveur MCP pour connecter Claude Desktop directement à vos scénarios.
Astuce : pour les workflows IA à gros volume, connectez votre propre clé API via le module HTTP plutôt que d’utiliser les modules IA natifs de Make. Vous économiserez entre 60 et 80 % sur la consommation de crédits.
Gestion des erreurs
Un détail qui fait la différence au quotidien : Make permet de créer des « routes d’erreur » dans vos scénarios. Si une étape échoue, au lieu de tout planter, le scénario peut prendre un chemin alternatif (envoyer une notification, réessayer, ignorer l’erreur…). Sur beaucoup de plateformes concurrentes, une erreur = tout s’arrête.
Les tarifs de Make en 2026
Make fonctionne avec un système de crédits. Chaque module qui s’exécute dans un scénario consomme un crédit (déclencheurs, actions, filtres, routeurs — tout compte).
Voici les plans disponibles en 2026 (prix en facturation annuelle) :
| Plan | Prix/mois | Crédits/mois | Scénarios actifs | Intervalle minimum |
|---|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 1 000 | 2 | 15 minutes |
| Core | 9 $ | 10 000 | Illimités | 1 minute |
| Pro | 16 $ | 10 000 | Illimités | 1 minute |
| Teams | 29 $ | 10 000 | Illimités | 1 minute |
| Enterprise | Sur devis | Personnalisé | Illimités | Temps réel |
Ce qui change entre les plans :
Le plan Core est celui que la majorité des freelances et petites entreprises choisiront. Il donne accès à toutes les intégrations, aux scénarios illimités et à l’API Make. C’est le meilleur rapport qualité-prix du marché de l’automatisation.
Le plan Pro ajoute l’exécution prioritaire des scénarios, les variables personnalisées et la recherche plein texte dans les logs d’exécution. Le nombre de crédits est identique au Core — vous payez 7 $ de plus pour du confort de débogage.
Le plan Teams ajoute la gestion d’équipe (rôles, permissions, dossiers). Il ne se justifie qu’à partir de 3 personnes qui travaillent sur les scénarios.
Attention au comptage des crédits
C’est le piège principal de Make. Contrairement à Zapier qui ne compte pas les déclencheurs ni les filtres comme des « tâches », Make compte tout comme un crédit : le déclencheur, chaque filtre, chaque routeur, chaque action.
Exemple concret : un workflow qui reçoit un formulaire → filtre le spam → cherche le contact dans le CRM → crée une tâche.
- Sur Zapier : 2 tâches (recherche CRM + création tâche)
- Sur Make : 4 crédits (déclencheur + filtre + recherche + création)
Make utilise donc 2x plus d’ »unités » pour le même workflow. Mais comme Make est 3 à 5 fois moins cher par unité, le résultat final reste souvent plus économique.
Autre piège : les déclencheurs par polling. Si vous configurez Make pour vérifier un dossier Google Drive toutes les 5 minutes, ça consomme 288 crédits par jour juste pour la vérification — même s’il n’y a rien de nouveau. La solution : utilisez des webhooks dès que l’application source le permet. Vous pouvez réduire votre consommation de 80 à 95 %.
Les avantages de Make
Un rapport qualité-prix imbattable. Pour des workflows équivalents, Make revient en moyenne 3 à 5 fois moins cher que Zapier. Sur un an, les économies peuvent atteindre 500 à 1 000 $ pour une utilisation professionnelle.
L’éditeur visuel le plus puissant du marché. Aucun autre outil no-code ne propose un canevas aussi flexible pour construire des automatisations complexes avec branches, boucles et conditions.
Les intégrations IA natives. En 2026, Make est l’une des rares plateformes à intégrer GPT-4o, Claude et Gemini directement dans ses scénarios, sans configuration complexe.
Le plan gratuit est réellement utilisable. 1 000 crédits/mois, ce n’est pas juste une démo. Un freelance peut faire tourner un système de relance factures ou de notification client sur le plan gratuit pendant plusieurs mois.
Le Data Store intégré. Stocker des données entre les exécutions sans outil externe, c’est un avantage que peu de concurrents proposent.
Les limites de Make
La courbe d’apprentissage est réelle. Comptez 5 à 10 heures d’apprentissage avant d’être à l’aise. L’interface ne vous tient pas par la main, et les concepts de routeurs, itérateurs et structures de données demandent un temps d’adaptation.
Le système de crédits peut devenir confus. Estimer sa consommation réelle de crédits n’est pas toujours intuitif, surtout avec des scénarios complexes contenant des boucles et des itérateurs.
Le support client est perfectible. Plusieurs avis sur G2 et Trustpilot mentionnent des temps de réponse longs et des messages d’erreur pas toujours clairs. Le support premium n’est disponible que sur le plan Enterprise.
Pas idéal pour les débutants complets. Si vous n’avez jamais automatisé quoi que ce soit, Zapier sera plus facile pour commencer. Make est plus puissant, mais demande plus d’investissement initial.
Make vs Zapier : lequel choisir ?
C’est la question que tout le monde se pose. Voici un comparatif rapide :
| Critère | Make | Zapier |
|---|---|---|
| Prix de départ | 9 $/mois | 29,99 $/mois |
| Éditeur | Visuel (canevas) | Linéaire |
| Logique avancée | Routeurs, filtres, boucles | Paths (limités) |
| Intégrations | 3 000+ | 7 000+ |
| Facilité | Intermédiaire | Débutant |
| IA intégrée | Agents IA en bêta | Copilot IA |
| Idéal pour | Workflows complexes | Automatisations simples |
Notre recommandation : si vous débutez et avez besoin de workflows simples (2-3 étapes), Zapier est plus rapide à prendre en main. Si vous voulez des automatisations complexes, des branches conditionnelles, ou si votre budget est limité, Make est le meilleur choix.
Pour un comparatif détaillé, consultez notre article Make vs Zapier : lequel choisir en 2026 ?
Make vs n8n : l’alternative open source
n8n est l’autre grande alternative à Make. La différence principale : n8n est open source et peut être auto-hébergé. Vous gardez le contrôle total sur vos données et vos workflows.
Make est plus simple à utiliser et entièrement managé (pas de serveur à gérer). n8n est plus technique mais offre un contrôle absolu et peut revenir moins cher à grande échelle grâce à l’auto-hébergement.
Pour un comparatif complet, lisez notre article Make vs n8n : quelle plateforme d’automatisation choisir ?
À qui s’adresse Make ?
Make est fait pour vous si :
- Vous êtes freelance, solopreneur ou gérez une PME
- Vous automatisez des tâches entre plusieurs outils SaaS
- Vous avez besoin de logique conditionnelle (branches, filtres, boucles)
- Vous cherchez un outil moins cher que Zapier
- Vous êtes à l’aise avec un minimum de technique (ou prêt à apprendre)
Make n’est pas fait pour vous si :
- Vous n’avez jamais utilisé d’outil d’automatisation (commencez par Zapier)
- Vous avez besoin d’agents IA 100 % autonomes sans workflow prédéfini
- Vous voulez héberger vos automatisations sur vos propres serveurs (choisissez n8n)
Notre verdict
Make est, en 2026, la meilleure plateforme d’automatisation no-code pour les utilisateurs qui veulent de la puissance sans payer le prix fort. L’éditeur visuel est inégalé, les intégrations couvrent la quasi-totalité des outils du marché, et le rapport qualité-prix écrase la concurrence — en particulier Zapier.
La courbe d’apprentissage est le principal frein, mais elle se franchit en quelques jours avec les tutoriels disponibles. Une fois passé ce cap, Make devient un outil indispensable qui vous fait gagner des heures chaque semaine.
Note : 4,5/5 — Recommandé pour les freelances, agences et PME qui veulent automatiser sérieusement.
FAQ
Make est-il vraiment gratuit ?
Oui, Make propose un plan gratuit avec 1 000 crédits par mois et 2 scénarios actifs. C’est suffisant pour tester la plateforme et faire tourner des automatisations légères. Pour une utilisation professionnelle, le plan Core à 9 $/mois est recommandé.
Quelle est la différence entre Make et Integromat ?
C’est le même outil. Integromat a été renommé Make en 2021. En 2026, la plateforme a été rachetée par Celonis, un géant du logiciel d’entreprise. Les fonctionnalités et les prix n’ont pas changé suite au changement de nom.
Make est-il moins cher que Zapier ?
Oui, de manière significative. Pour des workflows équivalents, Make coûte en moyenne 3 à 5 fois moins cher que Zapier. Le plan Core de Make (10 000 crédits) coûte 9 $/mois contre 29,99 $/mois pour le plan Pro de Zapier (750 tâches).
Combien de crédits consomme un scénario Make ?
Chaque module qui s’exécute consomme un crédit : le déclencheur, les filtres, les routeurs et les actions. Un scénario simple en 3 étapes consomme 3 crédits par exécution. Un scénario complexe avec boucles et itérateurs peut consommer bien plus. Utilisez des webhooks plutôt que du polling pour réduire votre consommation.
Make convient-il aux débutants ?
Make est plus complexe que Zapier pour les débutants. Comptez environ 5 à 10 heures d’apprentissage pour être à l’aise. Si vous n’avez jamais automatisé quoi que ce soit, Zapier sera plus facile pour démarrer. Mais Make vous offre bien plus de possibilités une fois la prise en main passée.
Peut-on utiliser Make avec WordPress ?
Oui, Make dispose d’une intégration native avec WordPress. Vous pouvez automatiser la publication d’articles, la mise à jour de contenus, la gestion des commentaires ou la synchronisation avec votre CRM. L’intégration WordPress de Make est considérée comme l’une des meilleures du marché.
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